• Bordeaux : La première « super-université » de France voit le jour en Gironde

    RECHERCHE Une dotation de 700 millions d’euros a été signée, vendredi, entre le Premier ministre et le responsable de l’université de Bordeaux, pour bénéficier des « Initiatives d’excellence »…

    Illustration de l'université de Bordeaux.

     

    Illustration de l'université de Bordeaux. - E. Provenzano / 20 Minutes

    G.D. avec AFP

    Le premier campus  à bénéficier des « Initiatives d’excellence » (Idex) sera  l’Université de Bordeaux. Elle a signé, vendredi, avec le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, une dotation définitive de 700 millions d’euros. Le label Idex vise à créer des « super-universités », dans le cadre des investissements d’avenir.

    Rivaliser avec les meilleures universités du monde

    Les Idex sont une actions-phare du Programme d’investissements d’avenir, qui prévoit au total 22 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur et la recherche. Elles visent a doter la France de cinq à dix pôles d’enseignement et de recherches pluridisciplinaires via regroupements et synergies, des « super-universités », capables de rivaliser avec les meilleures universités du monde.

    >> A lire aussi : Strasbourg: Comment l'université a gagné 750 millions d'euros en toute discrétion (ou presque)

    Ces Idex engagent outre les universités elles-mêmes, des partenaires institutionnels, des organismes de recherche, le monde de l’entreprise. Dans le cas du projet retenu à Bordeaux, l’Idex associe sept établissements fondateurs : l’Université de Bordeaux, l’Institut Polytechnique d’Aquitaine, Sciences-Po Bordeaux, le CNRS, l’Inserm, Bordeaux Sciences Agro, et l’Université de Bordeaux-Montaigne.

    Après Bordeaux, Strasbourg et Aix

    Après un premier appel à projet en 2011, trois universités ont été retenues a titre définitif, a rappelé Thierry Mandon : Bordeaux, première à recevoir sa dotation vendredi, Strasbourg et Aix-Marseille (750 millions d’euros chacune). D’autres sont reparties pour une période probatoire, tandis qu’une deuxième vague d’appel à projet était lancée en 2014 et que plusieurs universités recevaient des « dotations de lancement ».

     

     

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  • Paris: Petit à petit, le bidonville rom fait son retour Porte de Clignancourt

    MAL LOGEMENT Une vingtaine de cabanes ont de nouveau été construites le long des rails en contrebas du boulevard Ney. Sur le même site évacué par la police en février dernier…

     

    300 Roms et Roumains avaient installé un camp de fortune depuis juin dernier sur la petite ceinture le long du boulevard Ney (18e). (Photo archive).

     

    300 Roms et Roumains avaient installé un camp de fortune depuis juin dernier sur la petite ceinture le long du boulevard Ney (18e). (Photo archive). - F. Pouliquen / 20 Minutes

    F.P.

    Il est moins visible du boulevard Ney (18e) qui surplombe la petite ceinture. Mais un bidonville se forme de nouveau, petit à petit, le long des rails près de la Porte des Poissonniers, là même où la préfecture de police avait évacué 300 occupants d’un campement de fortune en février dernier.

    Une vingtaine de cabanes 

    Le Parisien a compté une vingtaine de cabanes à ce jour sur le site et 60 à 70 personnes qui y ont trouvé refuge. Selon les associations qui interviennent sur ce site, ce village de cahutes pourrait très rapidement s’agrandir après un incendie jeudi dernier qui a accéléré l’évacuation d’un bidonville rom à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis). Jeudi après-midi déjà, plusieurs hommes étaient occupés à construire trois nouvelles cabanes sur le bidonville de la Petite ceinture.

     

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  • DRÔME Valence : il achète un appartement pour héberger les SDF

    Photo Le DL

     

    Ancien légionnaire, garde du corps de profession, Eric-Love Ondoua mène aussi des combats plus sociaux : il vient d’acheter un appartement pour y héberger des SDF ou « des personnes en galère ». Un T3 rue Edouard-Quinet à Valence où il a accueilli, en quelques semaines, une quarantaine de personnes. Il leur confie un package avec le nécessaire pour s’habiller, des produits de toilette et donc le lit pour un ou plusieurs jours. « Ils peuvent rester plusieurs nuits, mais il y a des règles fixes ici : le lever matinal, et après je veux que la journée, ils cherchent à s’en sortir. Ils ont une aide administrative avec des bénévoles et deux séances de sport obligatoire.» L’imposant bonhomme les assure lui-même. Son association TEAMBMONDE fonctionne grâce à la générosité de ceux qui l’ont découvert sur Facebook (page Eric-Love Ondoua), qui apportent vêtements, matériel de puériculture, ou des meubles parfois. Le crowfunding sur www.cotizup.com/structuresdf permet aussi à cette structure de fonctionner.

     

     

     

     

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  • Les locataires condamnés pour possession de drogue pourront bientôt être expulsés

     
    Un amendement adopté par la majorité socialiste sur un texte de loi en cours d'examen prévoit qu'à l'avenir, un bail pourra être résilié "de droit" par un propriétaire si l'un des occupants du logement a été condamné pour trafic ou même détention de drogue dans l'appartement, dans l'immeuble ou dans la cité.
    MARTINI VIRGILIO/SIPA

    C'est une nouveauté qui est plutôt passée sous les radars. Lors de l'examen au Parlement du Egalité et citoyenneté, fin novembre à l'Assemblée, un groupe de députés socialistes a fait voter un amendement donnant aux bailleurs le droit d'expulser leurs locataires quand ces derniers sont condamnés dans une affaire de drogue ayant impliqué, de près ou de loin, leur logement.

    Voici ce que dit exactement l'article en question, adopté :

    "Le contrat de location est résilié de plein droit à la demande du bailleur, lorsque le locataire ou l'un des occupants du logement a fait l'objet d'une condamnation passée en force de chose jugée au titre d'une infraction sanctionnée à la section 4 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal (sur le trafic de stupéfiants, ndlr) et concernant des faits qui se sont produits dans le logement, l'immeuble ou le groupe d'immeubles."

    Bien évidemment, la mesure a été justifiée par les députés qui l'ont portée par la nécessité de lutter contre les trafics de drogue dans les immeubles. "Le trafic de stupéfiants constitue, avec les dégradations et les incivilités, l’une des causes majeures des problèmes de troubles de voisinage et d’atteinte à la jouissance paisible que subissent les locataires", écrivent-ils. Ce que personne ne conteste.

    Les familles concernées aussi

    Ce qui a fait tiquer, en revanche, c'est d'abord l'étendue du champ d'application du texte. D'abord, selon à laquelle il renvoie, il touche non seulement les dealers mais aussi "la détention" ou "l'emploi illicites de stupéfiants". Ce qui concerne potentiellement plus de 5 millions de consommateurs réguliers de stupéfiants, selon les derniers chiffres de (OFDT).

    Deuxième point, qui a provoqué les protestations de l'association (DAL) : le fait que l'expulsion ne concerne pas seulement le signataire du bail s'il est condamné mais quiconque vivant dans le logement. "C’est-à-dire les parents et les enfants qui n’ont pas été condamnés et n’ont donc pas à voir avec le trafic ou la consommation, mais qui subiront de plein fouet la sanction de l’expulsion", souligne DAL. Le filet paraît d'autant plus large qu'il peut s'abattre même si les faits ayant donné lieu à la condamnation ne se sont pas déroulés dans l'appartement mais aussi dans l'immeuble ou dans la cité.

    Une "double peine"

    Faisant part de "sa très vive inquiétude" quant au "caractère disproportionné" de la sanction, jugée par ailleurs "contraire à des principes fondamentaux du droit, car elle s’appliquerait à des innocents, hors l’autorité du juge", DAL pointe encore une mesure "inéquitable car elle ne concerne pas les propriétaires occupants, ni les propriétaires bailleurs. Par exemple les riches dealers ou consommateurs propriétaires de biens immobiliers ou les parents riches de jeunes dealers ou consommateurs échappent à cette double peine…"

    Reste encore une question : comment diable le propriétaire, qui n'a légalement pas l'accès au casier judiciaire de son locataire, saura-t-il quand celui-ci sera condamné ? Interrogée par , la députée Annick Lepetit, signataire de l'amendement et présidente de la commission spéciale actuellement chargée d'examiner , brandit… le bouche-à-oreille, voire la délation : "Il y aura des plaintes des voisins, le propriétaire finira par l'apprendre".

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  • Bordeaux: Une nécropole antique qui va devenir «un site de référence en France» mise au jour

    ARCHEOLOGIE Des centaines de sépultures ont été découvertes sur le site de l'ancien commissariat Castéja, dans le centre ville de Bordeaux...

     

    Une nécropole antique a été découverte lors de fouilles sur le chantier de l'ancien commissariat Castéja à Bordeaux

     

     

    Une nécropole antique a été découverte lors de fouilles sur le chantier de l'ancien commissariat Castéja à Bordeaux - GEORGES GOBET / AFP

    E.P. avec AFP

    Une nécropole antique qualifiée d'« exceptionnelle », avec plus d'une quarantaine de fosses renfermant des centaines de squelettes, a été mise au jour dans le centre de Bordeaux,sur le site de l'ancien commissariat Castéja. 

    Le bailleur social Gironde Habitat est devenu propriétaire des lieux à l'automne 2014 et y porte un projet immobilier qui doit aboutir d'ici 2020. Des fouilles archéologiques préventives ont été lancées avant ce chantier. 

    « C'est un site exceptionnel qui va devenir un site de référence en France pour le monde scientifique spécialisé dans l'Antiquité», a affirmé Xavier Perrot, du Bureau d'investigations archéologiques Hades. « On a un ensemble très rare en France, avec plus d'une quarantaine de fosses et de nombreux individus à l'intérieur (...) C'est connu pour des époques plus récentes mais pas à l'époque antique. Il y a trois ou quatre sites en France mais pas de cette ampleur», a-t-il précisé.

    300 squelettes retrouvés

    Une des hypothèses est que ces sépultures puissent être liées à l'époque de la peste de Justinien (pandémie qui a sévi en Europe à partir du VIe siècle), « qui est connue dans les textes, pas dans les fouilles », a expliqué l'archéologue.

    Datant de la période entre la fin de l'Antiquité et le début du haut Moyen-Age, cette nécropole comprend une grande diversité de sépultures typiques de l'époque antique avec des tombes en tuile et des sépultures en amphore pour inhumer les bébés. Des tombes en pleine terre ainsi que des traces de contenants en bois, des coffrages en brique et en tuile ont été découverts.

    Jusqu'à présent, 300 individus ont été retrouvés dans cette nécropole antique depuis le début des fouilles en novembre, organisées en raison d'un projet immobilier. «Ce chiffre va sans doute doubler», a prédit Xavier Perrot. Sur le site des fouilles ont aussi été retrouvés deux sarcophages mérovingiens ainsi que des objets, comme des pièces de monnaie.

    « C'est une opération importante. On voit l'évolution de la trame urbaine et les transformations des modalités d'inhumation avec des sépultures en terre, en coffre, des sarcophages, un espace funéraire qui évolue avec un fossé, des sépultures multiples », a souligné Nathalie Fourment, conservatrice régionale de l'archéologie à la Direction régionale des Affaires culturelles (Drac).

    Bien délimitée, cette nécropole du bas empire est une extension de la nécropole de Saint-Seurin, limitrophe et bâtie avant l'église.

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