• Agen: Des agriculteurs alertent sur les difficultés de leur profession, très touchée par les suicides

    SOCIAL Une centaine d'exploitants agricoles ont manifesté ce lundi pour dénoncer la précarité de leurs conditions de

    travail...

     

    Une centaine d'agriculteurs se sont mobilisés pour alerter sur les nombreux suicides qui surviennent dans leur profession. - MEHDI FEDOUACH / AFP

    E.P. avec AFP

    Ils sont à bout et l’ont fait savoir. « On vous nourrit mais on crève » pouvait-on lire sur certaines de leurs banderoles. Une centaine d’agriculteurs ont manifesté lundi à Agen pour alerter les pouvoirs publics sur les difficultés rencontrées par leur profession, qui se traduisent selon eux par des centaines de suicides de leurs collègues chaque année.

    >> A lire aussi : Près de 30% des agriculteurs gagnent moins de 354 euros par mois

    La manifestation s’est organisée après un suicide récent

    « La mort est dans le pré », « A bout de force », pouvait-on lire sur des pancartes accrochées à une dizaine de tracteurs. Après avoir défilé dans les rues de la ville, les manifestants se sont rendus devant la préfecture, la Mutualité sociale agricole (MSA) et la permanence de la députée socialiste Lucette Lousteau, y déversant à chaque fois du fumier pour marquer leur mécontentement.

    Ils ont également accroché aux grilles de la préfecture des dizaines de crucifix symbolisant leurs collègues suicidés, avant qu’une délégation ne soit reçue par la préfète du Lot-et-Garonne, Patricia Willaert. La manifestation était organisée spontanément par plusieurs agriculteurs du canton de Puymirol, en réaction au suicide récent d’un des leurs.

    >> A lire aussi : Les appels au secours des agriculteurs suicidaires ont explosé

    « Ce suicide a été un électrochoc. Nous avons décidé d’agir, ça ne peut plus durer. Beaucoup d’agriculteurs pensent au suicide. L’autre jour, un père de famille est venu me voir en pleurs. Il ne peut plus nourrir sa famille », a résumé l’un des organisateurs, Jean-Baptise Lodetti, 22 ans.

    « Le revenu moyen d’un agriculteur est de 638 euros »

    L’ensemble des syndicats agricoles du département ont répondu à l’appel, s’abstenant toutefois de déployer des banderoles ou des signes d’appartenance. « Le milieu paysan est dans sa souffrance mais ne parle pas de cette souffrance (…) L’année dernière, selon la MSA, 732 agriculteurs se sont suicidés. Le revenu moyen d’un agriculteur est de 638 euros, il n’y a pas de perspectives », a déploré Christian Crouzet, porte-parole de la Confédération paysanne.

    >> A lire aussi : Suicide agricole, les langues se délient face à la violence de la crise

    Quant à Michael, 32 ans, céréalier et éleveur, il « ne voit pas le bout du tunnel ». « Moi, je suis pluriactif sinon on ne s’en sort pas. Ma femme travaille aussi à l’extérieur. Il y a 10 ans de cela, je pensais que le suicide était un acte de lâcheté. Mais maintenant, je me rends compte que certains sont dans de telles difficultés qu’ils ne voient pas d’autre solution. »

    Une centaine d'agriculteurs se sont mobilisés pour alerter sur les nombreux suicides qui surviennent dans leur profession.

     

     

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  • Benoît Hamon, Ruth Elkrief, l'islamo-gauchisme et la pollution

    Benoît Hamon, Ruth Elkrief, l'islamo-gauchisme et la pollutionLe 3 janvier 2017 sur BFMTV (BFMTV - capture d'écran)

     

    Benoît Hamon vient de gagner le premier tour de la primaire à gauche. On écoute sa déclaration de vainqueur, un peu éteinte et brouillonne, quand soudain surnage un mot : pic de pollution.

    Comment ? A-t-on bien entendu ? Voilà donc un politique qui, dans une soirée électorale, et avant tout autre sujet, parle de pic de pollution ? Et bing, quelques secondes plus tard : au nombre de ses priorités, il cite aussi la lutte contre les perturbateurs endocriniens (vous n'êtes pas au courant du problème ? On vous l'expliquait ici).

    Elkrief et les cafés de banlieue

    On est encore sous le choc de la transgression, quand revient à l'antenne le plateau des commentateurs commentant de BFMTV. Dont l'insubmersible Ruth Elkrief. Pas contente du tout, Ruth Elkrief. Pourquoi ? Parce que Hamon n'a pas dit un mot, pas un seul, des seuls sujets qui lui importent, à Ruth Elkrief : laïcité, République, identité, sécurité, police, terrorisme, djihadisme, Etat d'urgence. Et les cafés ! Les fameux cafés de banlieue, où les femmes ne peuvent plus entrer, comme l'a si bien démontré France 2 le mois dernier.

    Benoît Hamon et Ruth Elkrief


    Benoît Hamon et Ruth Elkrief, le 3 janvier 2017 - BFMTV (capture d'écran)

    Ah, mais c'est que ça ne va pas du tout, cet oubli de Hamon. Et ses électeurs de Trappes vont bien le lui rappeler (car Elkrief connait les électeurs de Trappes mieux que Hamon). Il va bien falloir qu'il s'y mette. L'islamo-gauchisme ne passera pas !

    Ruth Elkrief est cohérente. Lors d'un des trois débats de la primaire, c'est elle qui avait demandé (comme le rappelle Stéphane Foucart dans Le Monde) "est-ce que mettre fin au diesel n'est pas une question de bobos ?"

    Lubies des médias

    Pour bien mesurer la portée ce pétage de plombs, il faut simplement imaginer l'inverse. Imaginer une seconde un des omniprésents de la télé reprocher à un candidat de NE PAS avoir parlé de pollution, du diesel, et des particules fines. Imagine-t-on Elkrief s'énerver : "Comment donc ? Alors que demain lundi, une bonne moitié de la France, dont toute la Bretagne, sera placée en alerte aux particules fines, alors que la circulation différenciée va être mise en place à Paris et à Lyon, Manuel Valls n'en a pas dit un mot. Est-ce possible ?"

    Ce mouvement d'humeur de l'éditocrate de BFMTV montre, avec une totale et salutaire transparence, la manière dont les médias aimeraient tant imposer leurs thèmes, leurs agendas, leurs lubies. Ce ne sont pas les électeurs qui ont décidé que la campagne de 2017 tournerait autour de la sécurité, du terrorisme, du foulard et du burkini. C'est Elkrief, et tous les autres squatteurs des antennes. Hamon vient de leur imposer un cinglant démenti. Sans préjuger du reste, merci à lui.

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  • A Washington, l'Amérique anti-Trump laisse éclater sa colère

    Les rues du centre de Washington ont été le théâtre de scènes d'émeutes vendredi, lorsque plusieurs centaines de manifestants anti-Trump ont violemment affronté la police, en marge de l'investiture du président américain.

     

    Des incidents ont eu lieu à Washington en marge de l'investiture de Trump. (Reuters)

    Poubelles et voitures incendiées, vitrines brisées et grenades lacrymogènes… Les rues d'ordinaire très aseptisées du centre de Washington ont été le théâtre de scènes d'émeutes vendredi, lorsque plusieurs centaines de manifestants anti-Trump ont violemment affronté la police, en marge de l'investiture du président américain.

    Visages masqués par un foulard noir, encapuchonnés ou portant des masques à gaz, entre 500 et 1.000 personnes ont brisé des vitrines et caillassé la police en tenue anti-émeute sur K Street, une artère située à quelques encablures de la Maison-Blanche.

    Lire aussi : Donald Trump, du candidat au président? Pas tout à fait…

    Sur une pancarte : "Quatre ans à se battre"

    Les quelque 200 policiers qui ont essuyé des jets de pierres et de briques ont tenté de les disperser en tirant plusieurs dizaines de grenades lacrymogènes. Une fumée âcre prenait à la gorge en milieu d'après-midi sur ces deux pâtés de maison survolés par un hélicoptère de la police, jonchés de poubelles calcinées, de bris de verre, de boîtes à journaux métalliques et de cartouches. Une limousine noire figurait parmi les véhicules incendiés.

    "Quatre ans à se battre", pouvait-on lire sur la pancarte brandie par une manifestante masquée, en référence au mandat à venir de Donald Trump, devenu quelques heures plus tôt le 45e président des Etats-Unis. Nombre de manifestants visaient directement Donald Trump, mais une minorité non négligeable semblait s'être agrégée au mouvement tout en ayant d'autres revendications, notamment pour les droits des minorités.

    Premier décret signé contre le "Obamacare"

    «J'ai peur que Trump ne renverse tout un tas de droits que nous avons acquis»

    A l'instar de Raven Devanney, jeune femme blonde de 19 ans qui reprend son souffle sous un abribus tagué de l'inscription "Nous le peuple", après une charge de la police. "Je suis là pour soutenir les droits des femmes, des musulmans, des personnes de couleur, des immigrants, des homosexuels. Bref, pour conserver tout ce pour quoi on s'est battus cette dernière décennie", assure-t-elle, flanquée d'une casquette "Rendre l'Amérique de nouveau gay", jeu de mots sur le slogan de Donald Trump "Rendre à l'Amérique sa grandeur". "J'ai peur que Trump ne renverse tout un tas de droits que nous avons acquis", ajoute cette étudiante venue de Boston en réajustant son foulard sur son nez, tout en déplorant les violences du jour.

    Vendredi, Donald Trump a signé son premier décret contre l'emblématique loi "Obamacare" de son prédécesseur, dans le Bureau ovale. Il y ordonne à son administration d'accorder le plus d'exemptions possibles à la réforme du système de santé de 2010, détestée des conservateurs pour son coût et sa lourdeur, en attendant son abrogation par le Congrès.

    217 arrestations

    Les incidents, faits d'un "petit groupe de manifestants" selon la maire de Washington Muriel Bowser, ont conduit la police à procéder à 217 arrestations.

    Plus tôt, des affrontements moins violents avaient opposé la police et plusieurs centaines de jeunes, portant pour nombre d'entre eux vestes à capuche et foulards noirs caractéristiques du groupe Black Block, un mouvement radical et souvent violent. Des vitrines avaient déjà été brisées et des voitures endommagées. Des manifestations contre le nouveau président ont également eu lieu dans d'autres villes américaines, à Chicago, New York et Atlanta.

     

    (Reuters)

    Une "Marche des femmes" samedi

    Samedi, au lendemain de l'investiture de Trump, une "Marche des femmes", qui espère réunir 200.000 personnes venues de tout le pays, est prévue à Washington. Les contestataires de la marche de samedi défileront à partir de 10h00 (15h00 GMT) sur le National Mall de la capitale fédérale, la vaste esplanade en face de laquelle le milliardaire a justement été intronisé 45e président des Etats-Unis vendredi. Le cinéaste Michael Moore, l'actrice Scarlett Johansson ou la militante des droits civiques Angela Davis sont quelques-unes des célébrités qui s'exprimeront. Les chanteuses Katy Perry et Cher soutiennent cette initiative.

    A l'agenda du Président, un seul rendez-vous samedi à 09h30 (14h30 GMT) à la cathédrale Nationale de Washington pour un office oecuménique, en présence de religieux chrétiens, mormon, hindou... ainsi que d'un rabbin et d'un imam. Son équipe a donné rendez-vous lundi pour de nouvelles décisions politiques significatives.

    Anne-Charlotte Dusseaulx (avec AFP) - leJDD.fr

    samedi 21 janvier 2017

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  • Les derniers jours d'une primaire éclair

    Les sept candidats ont soigné les ultimes moments de cette campagne. Instantanés.

    Mercredi, 21 heures, Hamon oublie ses insomnies

     

    (Reuters)

    Il semble sincèrement surpris. Presque ému. Le "p'tit Benoît" parvient désormais à remplir seul ses salles. Alors, il savoure, se lance dans un bain de foule et sourit en entendant les "Benoît on t'aime". La salle est remplie. Plus de 2.500 personnes. "Je sais que, comme présidentiable, on ne doit pas dire "hyper" mais je vais quand même le dire. Vous voir si nombreux, ça coupe le souffle." Benoît Hamon semble déjà avoir réussi son pari et s'en félicite. Il est porté par de bons sondages ; il a réussi à faire tourner la primaire autour de ses thèmes de campagne, comme le revenu universel ou le 49.3 citoyen. De quoi oublier la fatigue, le mal de dos et le stress qui vous fait demander à vos collaborateurs une fiche sur la formation professionnelle à 3 heures du matin. Lui qui entrecoupe parfois ses nuits d'insomnie en regardant un match de rugby sait qu'il a marqué un essai. Reste à le transformer.

    Mercredi, après 22 heures, Montebourg "relève le drapeau du Bourget"

     

    (Reuters)

    Voilà plus d'une heure qu'Arnaud Montebourg enflamme le petit gymnase parisien à coups de passé simple et d'envolées lyriques. Il rappelle ses anciens combats contre les paradis fiscaux, vante sa société du travail, se veut "le candidat de la feuille de paie". Sous son pupitre transparent, l'un des deux verres d'eau est déjà vide. Il marque une pause. "Je voudrais vous dire… avec le peu de voix qui me reste…" Pour lui laisser un instant de répit, la salle scande des "Arnaud président". Montebourg se retourne et, d'un petit geste de la main droite qu'on croirait emprunté à la reine d'Angleterre, il salue ses partisans. Il a perdu la voix mais retrouvé son ton. Depuis le début de la campagne le dilemme est le même : se présidentialiser au risque d'apparaître un peu terne ou retrouver les accents de 2011 au risque de ne pas franchir le plafond de verre. Ce soir, il semble avoir trouvé le juste milieu. Il finit son deuxième gobelet et poursuit, avec le filet de voix qu'il lui reste : "Le drapeau du discours du Bourget tombé à terre, dans la poussière, nous le relevons, ensemble." La salle exulte.

    Lire aussi : Hamon - Montebourg, le match des meetings

    Jeudi, 0h09, Pinel surveillée par Baylet

     

    (Reuters)

    Les cinq posters sont restés accrochés. La vingtaine de militants qui ont regardé le débat, un peu moins. Une petite demi-heure après la fin du dernier round télévisé, Sylvia Pinel débarque au café Le Général Bertrand, juste en face du siège du PRG. Soulagée. Quelques bravos fusent. Elle boit un verre d'eau. La fête attendra, la campagne n'est pas finie. On la félicite de son placement sur le plateau : "Tu étais en plein milieu, génial." Elle en rabat sur cette victoire. "C'est le tirage au sort", avoue-t-elle à ses admiratrices. "C'est un exercice pas évident quand on a 39 ans et qu'on a décidé tardivement de se lancer dans la course", poursuit-elle. Dans l'ombre, telle la statue du commandeur, Jean-Michel Baylet, ex-patron du PRG, observe mais ne dit mot. Le témoin est passé.

    Vendredi, 13h15, Bennahmias toujours décontracté

    Une assiette de frites, deux saucisses, un quart de rouge et une nappe en papier. "Je suis pour une gauche décontractée, assume Jean-Luc Bennahmias. Les autres étaient coin-coin. Totalement coincés." Il sait qu'il a marqué les débats. "Gâché", on dit certains. "Si c'est moi qui gâchais tout, ça se saurait. Ils n'ont pas besoin de moi pour ça." Il est heureux d'avoir pu défendre le revenu universel, sa grande alliance des progressistes et le cannabis. On l'a comparé à Bourvil. "Cela n'est pas du tout déshonorant. Le premier débat m'a permis d'avoir tous les humoristes de mon côté." Dans une petite heure, il doit prendre le train, direction Marseille. Cela fait deux semaines qu'il dort à Paris dans sa famille. Pour l'heure, il est attablé dans un boui-boui de la gare de Lyon. Il a posé L'Équipe et Libération. L'Équipe, c'est pour lui. Libération, pour sa femme.

    Vendredi, 21h10, Peillon déjà reparti

     

    (Sipa)

    Il est parti un peu vite. Vincent Peillon est déjà au bout de l'estrade lorsqu'il entend La Marseillaise retentir. Alors, il fait demi-tour et se joint aux jeunes choristes. Est-ce cette petite salle qui, pas assez remplie, ne le mériterait pas? Il est 21h10 et l'ancien ministre de l'Éducation a déjà fini son meeting. Après seulement trente-sept minutes de discours. "C'est proportionnel à la durée de notre campagne", préfère en sourire un militant. Parti dernier, Peillon aura mené une campagne à l'économie. Peu de déplacements. Même ses affiches ne prennent pas la peine de porter un slogan. Peillon est loin d'être un mauvais orateur. Mais durant ce rapide discours, c'est à peine s'il a pris le soin de développer son programme, préférant donner à Manuel Valls la leçon du rassemblement. "Il est difficile de rassembler quand on en a ajouté dans la division et dans la surenchère." C'est le premier et le dernier meeting de sa campagne. Si vite arrivé, si vite reparti.

    Vendredi, 22 heures, Valls "plein pot"

     

    (Reuters)

    Sous les décors du Théâtre Le Trianon, un bon millier de personnes sont venues pour le dernier meeting parisien de Manuel Valls. Au premier rang, l'ex-chef du gouvernement affiche ses appuis politiques : le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, les ministres Laurence Rossignol, Patrick Kanner, Myriam El Khomry, Jean-Marie Le Guen… Mais dehors, sur le trottoir, des policiers dûment équipés sont postés pour contenir une poignée de militants d'extrême gauche. À l'intérieur, des perturbateurs, dès la première minute du discours de Valls, hurlent au "49.3", avant d'être prestement évacués par un imposant service d'ordre. "Je ne me laisserai pas interrompre", fulmine Valls. Le candidat fait rimer "autorité et ordre" avec "progrès", cite Clemenceau, en revient à l'état d'urgence et aux attentats. Le député vallsiste Christophe Caresche s'en réjouit : "Il finit à la Valls plein pot!"

    Lire aussi : Valls - Peillon, le match des meetings

    Samedi, 15h15, Rugy veut faire mieux que Copé

    Pour un jour, François de Rugy a retrouvé une vie de famille et sort à peine d'une crêperie nantaise avec ses enfants. Ce matin, c'était patinoire mais aussi une cérémonie de vœux à Orvault, sa circonscription. Du coup, le candidat a gardé le costume, il a juste tombé la cravate. Une tenue en ligne avec son credo. Désenclaver l'écologie et faire assaut de sérieux, là où parfois les écolos passent pour de doux utopistes. "Je voulais être concret, réaliste, pragmatique. Je défends une écologie du bon sens", dit-il, heureux d'avoir pu faire passer son message contre la hausse d'impôts ou contre le nucléaire. "Je pars quasi de zéro en termes de notoriété mais si je fais le score de Copé [0,3%], ce sera un échec." Celui qui compte encore sur son après-midi libre pour aller faire les soldes aimerait éviter d'être un candidat au rabais.

    Michael Bloch, Arthur Nazaret et David Revault d’Allonnes - Le Journal du Dimanche

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  • Gmail-logo-Android

    Une campagne de phishing particulièrement sournoise est actuellement lancée auprès des utilisateurs de la messagerie Gmail : gare à ne pas vous faire voler vos identifiants !

     
     

    Les campagnes de hameçonnage se suivent, mais elles ne se ressemblent pas toujours. Si habituellement, ces tentatives de phishing misent sur des emails assez grossiers, certains se veulent particulièrement mieux travaillés.

    C'est le cas d'un email de phishing repéré par le chercheur en sécurité Mark Maunder de WordFence qui attire l'attention sur le fait que même certains habitués à ce genre de pratique se sont fait prendre au jeu cette fois.

    L'arnaque est assez simple en apparence : l'utilisateur reçoit un email qui provient d'une personne qu'elle est censée connaitre et qui contient une pièce jointe au format PDF dont l'URL pointe vers un document hébergé dans un espace Google Drive. Mais à y regarder de plus près, l'icône de téléchargement de la pièce jointe ne correspond pas réellement à l'accès à un document, il s'agit d'une image incrustée dans l'email qui renvoie vers une page invitant l'utilisateur à renseigner des identifiants Gmail.

    En se faisant passer pour Google à cette étape, la page créée récupère alors les données de l'utilisateur et se charge immédiatement de pirater son compte, propageant l'email de phishing à l'ensemble des contacts enregistrés.

    Par la suite, les comptes sont souvent revendus sur la toile, et utilisés pour tenter de récupérer des accès à d'autres sites utilisés par la victime, et notamment des sites affichant des coordonnées bancaires.

    Comme toujours, on rappelle les bases d'une bonne protection des comptes sur Internet : l'utilisation d'un mot de passe complexe et différent pour chaque compte ainsi que le recours, lorsqu'il est possible, à l'authentification en deux étapes.

     
    Complément d'information
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